Dépasser le syndrome de l’imposteur : astuces concrètes

« Je n’ai rien à faire là. » « J’ai eu de la chance. » « Un jour, on va découvrir que je ne suis pas à la hauteur. » Si ces phrases vous parlent, vous n’êtes pas seule. C’est ce qu’on appelle le syndrome de l’imposteur, et il touche énormément de femmes, même celles qui réussissent.

Je le connais bien. En septembre 2009, en montant sur scène à Las Vegas pour ma toute première compétition, je me demandais ce que je faisais là, au milieu de ces athlètes américaines. Et quand j’ai appris que j’étais la première Bikini française qualifiée pour Mr Olympia, une petite voix me soufflait que ce n’était sans doute qu’un coup de chance.

Même chose en écrivant mon livre. J’étais fière de raconter ma transformation, mais venant d’un milieu modeste, je me sentais presque illégitime. Aujourd’hui encore, je ne sais pas toujours comment réagir à un compliment, même quand je sais qu’il est mérité. Mais je me « soigne » : j’apprends un peu plus chaque jour.

D’où ça vient ?

Le syndrome de l’imposteur, c’est le décalage entre ce qu’on accomplit et ce qu’on pense mériter. On attribue ses réussites à la chance ou aux autres, et ses échecs à soi-même. Ce n’est pas un manque de compétences, c’est un manque de reconnaissance envers soi.

Mes astuces concrètes

  • Tenir un carnet de réussites. Chaque soir, notez une chose que vous avez bien faite, même petite. Les jours de doute, relisez-le : les faits sont là.
  • Accepter les compliments. Au lieu de « Oh, ce n’est rien », dites simplement « Merci ». C’est plus difficile qu’il n’y paraît, et c’est un vrai exercice.
  • Arrêter de se comparer. On compare ses coulisses à la vitrine des autres. Comparez-vous plutôt à la personne que vous étiez il y a un an.
  • En parler. Dès qu’on ose dire « je ne me sens pas légitime », on découvre que beaucoup ressentent la même chose. Le poids s’allège tout de suite.
  • Agir malgré le doute. La confiance ne vient pas avant l’action, elle vient après. On n’attend pas d’être prête : on y va, et on devient prête en avançant.
  • Remplacer « j’ai eu de la chance » par « j’ai travaillé pour ça ». Le dire, l’écrire, jusqu’à le croire.

Mon conseil

Le syndrome de l’imposteur ne disparaît pas d’un coup. Mais chaque fois que vous agissez malgré lui, il perd un peu de sa force.

Vous êtes à votre place. Vous l’avez méritée.

Et vous, dans quelle situation vous sentez-vous « imposteur » ? Dites-le-moi en commentaire.


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